• Hortus Tentaculum : Le jardin xenoculte, Clarænce Painchaud : Du 4 juin au 23 août 2026
  • Groundwork: Tisser des espaces de soin & de résilience, Alyag Malkhassian, Annaliese Rosa Brown, Hannaleah Ledwell, Niti Marcel Mueth et Rachel Cheng : Du 31 août au 26 octobre 2026
  • Objet de concupiscence, Isabelle Tessier : Du 5 novembre 2026 au 17 janvier 2027

Hortus Tentaculum : Le jardin xenoculte

Clarænce Painchaud

4 juin – 23 août

Vernissage le 4 juin 2026 de 18h à 20h

Entrée libre
Présentée par le Centre culturel Georges-Vanier en partenariat avec l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM.


Cette exposition est née de l’idée d’un jardin de tentacules, une espace où pousseraient des appendices sensibles à travers les détritus, s’immisçant dans les failles d’un paysage en mutation. Hortus Tentaculum est un terrain de jeu pour  l’artiste qui, à travers ses explorations sculpturales, cultive l’étrange jardin xenoculte1

Avec ce projet, l’artiste s’intéresse au contact avec la matière, à la déviance, aux espaces résiduels urbains et à la science-fiction. Les éléments qui composent l’installation sont faits de matériaux récupérés, trouvés ou recyclés.

Celle-ci se divise en lits de culture aux formes organiques et irrégulières. Sur chaque lit, des agencements hétéroclites : structures de bioplastique et de papier-mâché, graines et tiges d’asclépiade, métal rouillé, grès et styromousse. Les matières forment des compagnonnages inusités et réfèrent à l’association de culture de plantes visant à favoriser la croissance, à repousser les nuisibles ou à attirer les pollinisateurs. 

Comme un jardin qui doit être cultivé régulièrement, l’installation nécessite des soins répétés qui lui sont apportés sous forme de performances régulières. Travailler avec un jardin est une pratique d’attention aux non-humains, vivants ou inanimés. À travers des gestes performatifs, cette écoute devient créative et permet à l’artiste de spéculer des liens entre humain et éléments; à réfléchir et à projeter de l’intention dans la matière. L’installation évolue ainsi tout au long de l’été, comme un potager qui croit, puis se flétrit. 

Pour se faire, l’artiste prend le masque d’un personnage fictif, Violet, cueilleur de détritus qui tente de donner vie à ses expérimentations à travers les ondes produites par ses mains. Les tentatives de Violet nous sont présentées sous forme de vidéos jouées sur des moniteurs anciens. Elles donnent des indices sur le processus de fabrication réel et fictif des objets sculpturaux qui habitent l’exposition. On y découvre sa pratique de la xenoculture : une tentative ludique qui nous inspire à cultiver des jardins déviants.

  1. Xenoculte : mot fictionnel faisant référence aux néologismes de la science-fiction. Vénération de l’étrangeté dans un milieu qui favorise sa croissance.

À propos de l’artiste


Clarænce Painchaud est un・e artiste travaillant et résidant à Tiohti:áke/Mooniyang qui s’intéresse à l’écologie queer et à la fiction spéculative.

Sa pratique utilise la sculpture, les gestes performatifs, la vidéo et la narration pour créer des installations. Clarænce est titulaire d’une maîtrise en pratique des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM et a été récipiendaire de bourses d’excellence et du soutien du Conseil des arts du Canada.

Son travail a été exposé en solo à la Galerie de l’UQÀM (Montréal, 2024), au centre d’exposition Caravansérail (Rimouski, 2022), à La Centrale Galerie Powerhouse (Montréal, 2021), et à la galerie Art image (Gatineau, 2021). Clarænce a également cultivé différentes pratiques collaboratives : avec Les adventices en 2022, en duo avec Ecto depuis 2022 (avec l’artiste Laurence Dauphinais) et avec Laetitia de Coninck avec qui iel présente la formation Liminal : corps, espace, fiction à REPAIRE.

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Nous remercions la Microbrasserie 4 Origines pour la mise à disposition de ses produits lors du vernissage de cette exposition.