À propos de Chloë Lalonde
Chloë p.f. Lalonde est une artiste multidisciplinaire et travailleuse culturelle de Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal qui détient un baccalauréat en l’éducation d’art et anthropologie de l’Université Concordia et une maîtrise en art et science de l’Université d’arts appliqués de Vienne. En suivant une pratique lente et circulaire, elle enseigne la peinture, le dessin et divers ateliers de techniques mixtes depuis 2016 pour les jeunes et les adultes depuis 2016, en se spécialisant dans les pratiques artistiques durables, la fabrication de papier, le tissage et la création de pigments naturels.
Chloë a collaboré à des projets avec Western Front (2023-2024), l’Angewandte Interdisciplinary Lab (2023-2024), Verticale – centre d’artistes (2021), le Festival des arts de ruelle (2022), POP Montréal (2022) et Imprimerie (2023). En octobre 2024, elle a présenté sa première exposition solo, pulp_work-afk.doc, chez Céline Bureau, sous le commissariat de María Andreína Escalona De Abreu. Elle a écrit pour C Magazine, Art Mur, articule, Ada X, Esse, ISSAY et Maisonneuve, entre autres.

Démarche artistique de l’artiste (FAQ)
D’où viens-tu ? Dans quel lieu crées-tu ? Pour qui ?
J’ai grandi à Laval et mon lieu préféré de création est dehors, dans la cour de mes parents. Sinon, j’ai un studio dans mon appartement à Montréal où j’utilise un grand métier à tisser comme séparateur de pièce ! Dès ma jeunesse, mes grands-parents paternels m’ont inspiré à devenir artiste. Ils peignent dans des styles très traditionnels, mais je suis plutôt intéressé par l’utilisation de la couleur et de la matière pour transmettre une signification incarnée. En fin de compte, je crée pour moi-même et pour tous ceux qui, comme moi, pensent en couleur et en forme.
Quelles sont tes influences les plus importantes ?
Les artistes synesthésiques tels que Wassily Kandinsky et Joan Mitchell m’ont inspiré très tôt. Cependant, je suppose que toute chose m’influence, je m’inspire de tout, j’absorbe tout, et mon travail en est imprégné.
Quelle est ta manière de travailler ? Avec quels matériaux travailles-tu ? Quelles sont tes méthodes/tes techniques artistiques ?
Je suis mon intuition. Je travaille principalement avec ce à quoi j’ai accès. Je fabrique du papier que je colle au mur, sur lequel je dessine pendant de longues périodes lorsque l’inspiration me vient. Je tisse chaque fois que possible. J’aime créer des métiers à tisser précaires, faits de roches et de branches lorsque je suis en déplacement, et j’expérimente également la fabrication de peintures et la teinture de tissus.
Peux-tu nous parler d’un de tes projets qui te tient à cœur ?
Mon projet de cours de peinture lente au CCGV signifie beaucoup pour moi. J’apprends tellement sur ma propre pratique en enseignant, en étant en dialogue avec d’ autres artistes. Ce projet a commencé avec ma bonne amie Louise Campion. Nous avons écrit ensemble des textes pour le magazine ISSAY ! (en anglais) sur l’éco responsabilité dans nos pratiques artistiques, tout en jonglant avec le reste de nos vies. J’espère contribuer à une communauté artistique où la lenteur est valorisée et honorée avec soin, de créer un espace où d’autres façons de connaître le monde et de s’y engager sont accueillies et encouragées. Je suis aussi curieux de voir où cette pratique vous mène. Elle m’a éloigné de la peinture et m’a conduit vers la sculpture souple que je considère toujours comme de la peinture !
Peux-tu nous raconter un fait amusant sur toi ?
Quand je serai grande, je veux avoir des moutons et cultiver mon propre lin…et je suis un pas plus près de ce rêve, je suis bénévole bergère au parc Maisonneuve!
